La santé, qu’est-ce que c’est? (Partie II)

 
 
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Tel que brièvement abordé dans la première partie de ce texte, toutes et tous n’ont pas accès aux mêmes mesures pour prendre soin de leur santé. Pourtant, celle-ci est supposée être un droit universel, dans la mesure du meilleur possible pour chaque personne. 

 

Un peu partout, on est exposé à des images et des messages selon lesquels il est non seulement important, mais même obligatoire de prendre soin de sa santé. Notre système politique, les institutions et les spécialistes de la santé dressent les lignes directrices des habitudes à adopter en échange de la santé. La société dans laquelle nous vivons met donc énormément la responsabilité sur les individus, d’atteindre d’eux-mêmes un état de santé optimal. Cela fait en sorte que les plus privilégiés d’entre nous, c’est-à-dire généralement ceux disposant de plus d’instruction et de ressources économiques, réussissent le plus à obtenir et conserver un état de santé appréciable.

 

Pensez à cela : que vous diriez-vous ou que feriez-vous en voyant une personne obèse en train de manger de la malbouffe ou une femme enceinte qui fume une cigarette ? La plupart d’entre nous se diraient que ces personnes sont dans l’erreur de nuire autant à leur santé et, dans le cas de la future mère, à celle de son bébé. Une petite proportion de personnes se dira plutôt que les individus qui ont de la difficulté à adopter de saines habitudes de vie, n’ont probablement pas eu la chance d’évoluer dans un environnement qui a favorisé leur éducation à la santé. Que ce soit au sein de la famille, de l’école, de groupes d’amis ou du milieu professionnel, ceux qui ont accès à l’apprentissage de ces saines habitudes de vie devraient se considérer très privilégiés. Prendre soin de sa santé, c’est-à-dire : bien s’alimenter, faire de l’exercice, faire de la psychothérapie au besoin, prendre le temps de se reposer, prendre le temps de se connaître, passer du temps de qualité avec ses proches pour entretenir des relations significatives et un réseau social, etc., demande du temps et souvent, beaucoup d’argent. 

 

Avant que l’on vive dans une société qui est équitable envers tous ses citoyens concernant les mesures de santé auxquels ils ont droit, beaucoup d’efforts restent à faire. En effet, demain n’est pas le jour où chacun aura accès au même type d’alimentation, à des espaces verts, à des mesures de prise en charge des troubles de santé mentale, à des heures de travail raisonnables, et j’en passe. Au niveau individuel, on peut cependant prendre le temps de cultiver plus d’empathie pour les gens n’ayant pas accès aux mêmes ressources que soi en matière de santé.

Surtout, on peut se considérer choyé d’être en santé, et éviter de se croire supérieur à ceux qui n’ont pas cette chance.

 

Éliane Dussault

Éliane est candidate au doctorat en sexologie. Elle étudie notamment le rôle de la présence attentive en lien avec la sexualité de populations adultes. Elle a à cœur le mieux-être et la santé des individus dans toutes les sphères de leurs vies et c’est d’ailleurs cette même vocation qui l’a poussée à écrire sur le sujet des cosmétiques biologiques.

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