Préserver la beauté du monde, peu importe de quelle beauté il s’agit

 
 
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Les manchettes ont récemment été saturées des images de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, qui a brûlé le 15 avril dernier. Un vrai désastre pour notre patrimoine culturel et historique. Je me souviens moi-même du fort sentiment qui m’a habitée lorsque j’y ai mis les pieds pour la première fois. Il y a quelque chose de réellement puissant à visiter un lieu qui porte une histoire datant de plusieurs centaines d’années. 

En réponse à cette triste nouvelle, plusieurs ont dénoncé le fait que nous soyons loin d’être aussi préoccupés par l’état alarmant de notre planète. En effet. Mais pourquoi cela est-il donc ainsi? Je crois qu’il est difficile d’être vraiment conscient.e de l’état de notre planète quand la majorité d’entre nous demeurent en milieu urbain. Nous sommes coupés.es du contact quotidien, même régulier, d’avec la « vraie » nature, la nature intouchée par l’être humain, mais aussi la nature fortement touchée par les changements climatiques. Il peut être difficile de s’imaginer en quoi toutes les espèces vivantes, y compris nous-mêmes qui nous croyons souvent invincibles, sont menacées d’extinction si l’état de la planète continue à se dégrader au rythme actuel.

Il peut être difficile d’être autant ému.e et concerné.e face à la dégradation de la planète, parce qu’en vivant la majorité du temps entourés d’asphalte et de béton, en n’ayant pas construit cette planète de nos propres mains, nous n’expérimentons pas de près ce qu’il y a de si beau et si fragile en la nature. Quand on y réfléchit de cette manière, celle-ci a pourtant pris des millions d’années à évoluer et s’établir telle qu’elle l’est aujourd’hui. 

Puisque s’entourer d’espaces verts est d’autant plus démontré comme ayant de nombreux bienfaits pour la santé physique et psychologique, nous aurions sans doute intérêt à nous mettre davantage en contact avec la nature.

Peut-être que d’expérimenter, s’exposer, et se connecter avec ce à quoi nous devons la vie nous rendrait un peu plus alarmés face à l’ampleur des actions qui doivent être mises en place si nous souhaitons un futur à la vie sur Terre.

 

Éliane Dussault

Éliane est candidate au doctorat en sexologie. Elle étudie notamment le rôle de la présence attentive en lien avec la sexualité de populations adultes. Elle a à cœur le mieux-être et la santé des individus dans toutes les sphères de leurs vies et c’est d’ailleurs cette même vocation qui l’a poussée à écrire sur le sujet des cosmétiques biologiques.

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